L'appellation de cette boxe sous le vocable de "tai-chi-chuan" (boxe du faîte suprême) apparaît avec Chen Wangting vers la fin de la Dynastie Ming (1368-1644). Leurs représentants sont Tang Hao et Gu Liuxin, chercheurs de l'histoire du Wushu. M. Tang a tiré cette conclusion à la suite des investigations qu'il a menées au village de Chenjiagou, district de Wenxian, province du Henan, et en se référant aux Annales du district et au Registre généalogique de la famille Chen. Selon ce registre, Chen Wangting était "maître de boxe de style Chen et fondateur du jeu de l'épée et de la lance". Les différentes écoles contemporaines de tai-chi-chuan (Yang, Wu, Sun) sont originaires ou héritières de la boxe de style Chen, bien que les principes de cette boxe soient bien antérieurs (ceci pour dire que cette boxe existait avant qu'elle prenne le nom de taï chi chuan) Le style Chen est très réglementé et jouit d'une grande réputation qui fait autorité, depuis longtemps, dans le milieu du wushu.
Le wushu a des rapports étroits avec la religion. De là vient la version selon laquelle le tai-chi-chuan a pris sa source dans les monts Wudang haut lieu du taoïsme. Les partisans de cette version estiment que l'alchimie est une part importante du taoïsme chinois et que les prêtres taoïstes des monts Wudang créèrent la boxe en partant des exercices qu'ils avaient accumulés et en combinant les méthodes, telles que le tuna (expiration et inspiration) et le daoyin (conduction mentale de l'énergie vitale). C'est donc l'une des anciennes méthodes qui visent à ménager la santé de l'homme. Elle permet de «draguer» les méridiens et de régulariser l'énergie et le sang en vue de combattre les maladies et de prolonger la vie. Ce tai-chi appelé taiji qigong serait l'ancêtre du taiji martial.
Cette hypothése est à prendre avec réserve, sachant que depuis 5 ans, le Mont Wudang est l'objet d'enjeux économiques (tourisme de masse) et idéologiques (encadrer une pratique religieuse pour éviter le phénoméne Falun gong
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